
Mais vraiment “souris” parce que j’ai sans doute vu moins de concerts que vous tous. A raison de plus ou moins 2 concerts par jour, on peut dire que j’ai été chanceuse, j’ai presque tout apprécié. Allez, je balance (pas de doublon pour le premier jour, il vous suffit de cliquer par LA.)
Ardentes 2009 J2:
!!!: Première fois pour moi. Après n’avoir entendu que des éloges pour ce groupe “!!! c’est LE groupe incontournable pour danser en concert”/ “!!! c’est trop cool, tu verras, tu ne sauras pas te retenir de bouger“… J’en attendais peut-être un peu trop. Ils ont joué peu de vieux morceaux, j’ai cru sentir un public un peu dérouté par trop de nouvelles compos. Malgré un chanteur qui a sans doute pris des cours de danse contemporaine avec Patrick Dupont (et là, chapeau, il bouge bien le Nic Offer) je n’ai pas été envahie par une dansante plus accrocheuse que ça.
Gossip: Tout d’abord, la cocotte, elle a une voix de dingue quand on voit comme elle se dandinne sur scène. Elle passe du super sexy à l’adorable en un temps record. Beth gère sa scène, l’occupe (pas difficile vous allez me dire… Bon, ok, “la comble” alors…), interprète ses chansons à travers lesquelles elle fait passer toute son énergie, elle se met en body façon “Madonna dans sa période J.P. Gaultier” et là, elle fait disparaître tous les complexes de n’importe quelle bonne femme qui pense avoir 3kg en trop. Fraîcheur et caractère, une femme et une belle.

Ardentes 2009 J3:
Peaches: Bon, là, j’arrive heureuse mais refroidie par !!!. Malgré de bonnes critiques, je ne m’attends pas à un live resplendissant et c’est là que je me fourre le doigt dans l’oeuil mais profond. Arrivée dans une sorte d’anorak fuschia sans doute inspiré par une citrouille, Peaches donne le ton dès la première chanson. Malgré un public fort statique- elle arrive enfin à se faire comprendre après avoir dû répêter trois fois la même phrase- Peaches met le feu, se lance dans son audience, gère sa chanson en étant portée à bout de bras. Non seulement impressionnée par ses multiples tenues et la rapidité avec laquelle elle se change, je suis aussi impressionée par ce bout de femme punk à souhaits. Peaches, elle t’en fout plein les yeux et plein les oreilles! L’unique bémol de ce concert sera à décerner au public… Peut-être déjà épuisé par les 2 jours précédents?
Tricky: Dans le style “si vous ne savez pas vous faire prescrire des somnifères par votre médecin, courrez vite voir Tricky”. Splendide et efficace Prozac musical. Avec des rythmiques si lentes et des mélodies ennuyeuses à souhaits (ha? paraît que ça ressemble à du Massive Attack? Je cherche, je cherche), le groupe aurait pu faire un effort du côté visuel (bein oui, ça m’aurait peut-être mieux gardée éveillée…). Nous aurons donc droit à un concert digne d’une mauvaise berceuse avec une scène complètement à contre-jour… Si ça vous a plu, tant mieux, moi je suis partie continuer mon coma en presse.
Magnus: ou l’enfer de la sécu. Notre Tomy national aura su, une fois de plus, mettre le feu à la fin de ce samedi. Bein oui, quand on fait monter tout le monde sur scène, c’est toujours plus marrant
Ardentes 2009 J4:
The Subways: Alors eux, jamais su acheter ou écouter un de leurs CD en entier. Trop basique pour moi, rigolo mais sans plus. Par contre… En concert, c’est une autre affaire… Billy Lunn et ses deux potes débarquent chauds comme des baraques à Fish & Chips. L’adorable Charlotte en short qui tient une basse qui semble faire 2 fois sa taille fait mousser le public comme jamais tandis que Billy menace la sécu d’arrêter le concert s’ils traitent encore violemment un de ses fans. Ni une ni deux, là le public est sur le point d’exploser de bonheur. A coups de guitares rageuses, les Subways arrivent à faire de leur public partie intégrante de leur concert. Une communion à son apogée lorsqu’ils entament enfin leur fameux Rock n’ Roll Queen. Moi je dis God saves the Subways!

Cold War Kids: Passer après le délicieux enfer des Subways avec une musique plus posée, là, j’avoue, j’aurais pas osé. Et de fait, encore un peu remontée par le rock précédent, j’étais sur une pente descendante que les Cold War Kids ont amorti en douceur. Leur fameux Hang Me Up to Dry et sa basse titillante a réussi à me remettre d’aplomb et ce fut reparti pour un concert dansant des plus agréables. Un peu comme un Amaretto qui vous fait délicatement passer le plat de résistance. Alcoolique? Moi? Meuuuuuh non…
Ghinzu: Là j’ai fait ma dédaigneuse et j’aurais mieux fait de la jouer modeste. Au moment où deux journalistes du Times fraîchement arrivés de London en vélo (oui oui) me demandent: “Is Ghinzu a nice band?”, j’aurais vraiment dû dire oui au lieu de répondre “Well, it’s funny to see…”. Soutenu par un public plus que présent, Ghinzu te nettoie les oreilles dès les premières notes. Des mélodies accrocheuses, des rythmiques auxquelles il est plus qu’impossible de résister et leurs tueries de tubes qui ne m’avaient fait ni chaud ni froid jusqu’à présent. Ce qui m’a vraiment décidé à changer d’avis fut leur partie instrumentale plus que complète et ma foi, fortement intéressante dans leur composition.
This is the end… Disait Jim Morrison… Pour ma part, bilan plus que satisfaisant pour ce que j’ai pu en voir. Malheureusement, je ne pourrai jamais avoir une opinion complète de l’affiche vu le peu de concerts auxquels j’ai pu assister.
Pour ce qui est des potins de l’espace presse, cette année fut beaucoup plus calme que les précédentes. Je retiendrai néanmoins la sympathie spontannée de Madcon, la fraîcheur de Coeur de Pirate malgré les interviews qu’elle enchaînait, la confirmation que non, Julien Doré, c’est vraiment pas mon type, et la visite plus qu’agréable de Soldout incognito.
Plus personnellement, je n’ai pas su voir toutes les personnes que je voulais mais cette année, j’avais mis un point d’honneur à laisser faire le hasard. J’ai fait une overdose de nouilles chinoises, j’ai fumé comme un pompier, j’ai tâté de la bawette, du Mac et du Google.doc (troooooooooop cool ce machin), j’ai failli tomber de ma chaise quand ces 2 English du Times ont débarqué (ma prof de grammaire n’en reviendrait pas non plus je pense), j’ai piqué du lisseur à cheveux, j’ai bien clotûré tout ça et il m’aura facilement fallu 3 jours pour cuver la fatigue et l’alcool du dernier soir (le Cava, c’est le mal!). On remet ça l’année prochaine!
Crédits photos: Dominique Houcmant aka Goldo.